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L'histoire de la guerre civile à Rome pendant pa période de la papauté à Avignon.
Un rare exemplaire de la biblothèque de Madame Victoire de France (1733-1799),
avec sa reliure aux armes et son ex libris armorié.
DU CERCEAU Jean-Antoine (Père). (1670-1730)
"CONJURATION DE NICOLAS GABRINI, DIT DE RIENZI TYRAN DE ROME EN 1347. OUVRAGE POSTHUME... NOUVELLE EDITION".
1748, Paris, Vve Etenne & Fils.
1 volume in-12° (170x111 mm) (dimensions pages 166x99 mm)
XXIV pp. (titre et lettre de l'éditeur), 598 pp., (1) f. b.
(a12, A-Z12, Aa-Bb12)
Reliure de l'époque en maroquin olive. Triple filet doré d'encadrement sur les plats et au centre armes de Mme Victoire de France (1733-1799) ; dos à cinq nerfs avec décorations et fleurons dans les compartiments, pièce de titre en maroquin citron ; filet doré sur les coupes ; roulette intérieure dorée ; tranches dorées ; feuillets de garde en papier décoré.
Seconde édition.
Infime usure à un coin supérieur, mais très bel exemplaire.
Ouvrage posthume, achevé par le Père Brumoy et publié par le Père de Courbeville en 1733.
Cola di Rienzo, né sous le nom de Nicola di Lorenzo Gabrini (1313-1354), fut un homme d'Etat de l'Italie médievale. Fier du passé romain et de son antique grandeur, pour lui la "Ville éternelle" n'était plus que l'ombre d'elle même, ternie par les luttes entre les grandes familles patriciennes (les Orsini et les Colonna) et par l'absence du Pape qui avait élu domicile à Avignon depuis le début du siècle.
En 1347, entouré d'une foule survoltée, il obtient l'exil des nobles qui occupent l'ancien palais communal. Il convoque le peuple au Capitole et se fait élire le tribun et libérateur de la République. Il se présente comme l'envoyé de Dieu tout en rejetant l'autorité temporelle du Pape. Une nouvelle costitution est adoptée lui donnant des pouvoirs quasi dictatoriaux. rienzo chasse alors les Orsini et les Colonna de la ville et prend des mesures pour établir l'ordre.
Clément VI a approuvé le coup d'Etat, mais se méfie du rêve de Rienzo de vouloir unifier l'Italie avec Rome comme capitale.
Déjà à la fin de 1347 le Pape commence à appuyer le parti adverse des Orsini et des Colonna. Rienzo n'a que le temps de s'enfuir. Quelques années plus tard, après un retour triomphal à Rome, il sera vite contesté et arrêté lors d'un soulevement populaire organisé par les Colonna. Lynché par la foule, il sera condamné à mort, décapité et son cadavre exposé plusieurs jours en face du palais des Colonna.
Exemplaire aux armoiries dorées de Mme Victoire de France (1733-1799), cinquième fille du roi Louis XV.
Née à Versailles le 11 mai 1733 est l'une des huit filles de Louis XV et Marie Lesczynska.
Elevée à partir de 1738 par les religieuses de l'abbaye de Fontevrault, elle revient à la cour en mars 1748.
Très proche de sa mère, la reine Marie Lesczinska, de fon frère le dauphin Louis-Ferdinand et de ses soeurs, elle souffre avec eux des adultères du roi, de la rigidité du protocole, de la bassesse des courtisans et se retire à peu à peu, comme le font également ses proches, de la vie mondaine de la cour.
Elle est affectueusement surnommée "Coche" par son père.
A la révolution elle sera contrainte de quitter la France, avec sa soeur aînée, Madame Adelaïde, et de se réfugier en Italie où, après plusieurs déplacements, voir fuites, elle mourra en 1799.
Madame Victoire possédait une riche bibliothèque de près de 6.000 volumes. Composé d'une pièce principale et d'un supplément dans l'entresol, cette bibliothèque est toujours existante et visible au château de Versailles.
"Les livres de Mesdames sortaient des mains des mêmes relieurs, Fournier, qui tenait boutique à Versailles, dans le vestibule du château, et suivait la cour dans ses déplacements, et Vente, à la fois libraire et relieur. Ces volumes ne différaient que par la couleur du maroquin ; Madame Adelaïde avait adopté le rouge, Madame Victoire le vert et Madame Sophie le citron. Calquée en quelque sorte l'une sur l'autre, ces trois collections ne contenaient que des ouvrages d'un goût sévère et conforme aux habitudes de recueillement et de dévotion que les princesses avaient conservé de leur éducation religieuse".
(E. Quentin Bauchart, Les femmes bibliophiles, II, pp. 127-128)
Provenance :
Ex libris gravé de Mme Victoire au verso du premier plat et ex libris L. Auchincloss (XXème siècle) au premier f. de garde. Note au crayon du libraire B. Quaritch au dernier f. de garde.
(LCPCRELI-0018S)
(4.800,00 €)