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La "Justice" sous la Terreur.
Un superbe exemplaire tel que paru, à toutes marges et dans sa brochure d'attente du temps.
RIOUFFE Honoré-Jean.
"MEMOIRES D'UN DETENU, POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE LA TYRANNIE DE ROBESPIERRE... SECONDE EDITION, REVUE ET AUGMENTEE".
1794, s.l., s.n.
1 volume in-8° (222x143 mm) (dimensions pp. 222x140 mm)
(2) ff. (faux-titre et titre), XXIV pp. (préface), 186 pp.
((2) ff., a8, b4, A-L8, M4, N1)
Brochure grise d'attente du temps.
Trés rare seconde édition, en partie originale, en premier tirage, sans indication de lieu et sans nom d'éditeur.
Elle suit de quelques mois la première de 1793.
Exemplaire tel que paru, à toutes marges, non rogné et conservé dans sa toute première brochure d'attente de l'époque.
Victime des arrestations massives du régime de Robespierre, l'auteur après une détention de 14 mois à l'ombre de la guillotine, il décrit une société fanatique aux mains d'incompétents et d'ignorants. Il conte son horreur d'avoir vu tant d'hommes de tous les âges aller à la mort suite à des procès faux et sommaires.
"Vous expliquer comment j'ai pu vivre, c'est m'excuser d'avoir vécu. Mes oreilles ont entendu les cris des victimes, mes yeux ont vu les sanglantes iniquités ; j'ai été quatorze mois sous l'échefaud et je ne suis pas mort de douleur. Je commence à douter de moi-même. Sans doute coeur d'homme ne pourrait soutenir le spectacle de tant de barbarie, et ceux même qui commandaient tant de meurtres n'avraient pu les voir ; mais je n'étais pas le témoin de leur cruautés, j'en étais la victime : j'ai vécu parce quìà chaque instant je croyas que j'allais cesser de vivre et je ne suis pas mort des maux d'autrui, parce qu'ils n'étaient pas plus grands que les miens".
"A chaque instant on est fatigué de l'improprieté des termes et de donner le nom de tribunal à une caverne, de juges à des assassins, et de procès à des proscriptions".
"J'ai vu les routes couvertes de femmes attachées avec des colliers de fer au col, des hommes enchaînes trois à trois, d'autres courant attachés à la queue d'un cheval...".
"L'humanité a été plus dégradé en France pendant un an (l'an deux de la République) qu'elle ne l'est en Turquie depuis cent ans".
"Nous voilà donc tombés tous trois dans cet abîme de vivans, dans cette conciergerie de Paris, teinte encore sur tous les murs du sang des victimes du 2 septembre, et où le tribunal rèvolutionnaire a dépassé toutes les bornes connues de la scélératesse et de la férocité".
(LCPCLUM-0032)
(Réservé)